Le Keeshond, également connu sous le nom de Spitz-Loup, est le plus grand représentant de la famille des Spitz allemands. Son apparence unique de « loup », sa fourrure luxueuse et son tempérament incroyablement amical conquièrent les cœurs au premier regard. Les Keeshonds sont considérés comme les meilleurs compagnons des cueilleurs de champignons, des pêcheurs et des amateurs de pique-niques, car ces chiens adorent les escapades en pleine nature, où ils peuvent courir à leur guise et satisfaire leur curiosité naturelle.
L’agressivité n’est absolument pas caractéristique de cette race, même à un niveau minimal, ce qui permet à l’animal de se lier facilement d’amitié avec n’importe quel inconnu. En raison de l’expression de leur visage, commune à tous les représentants de la race, les Keeshonds sont souvent surnommés les «Hollandais souriants».
contenu
- 1 Histoire de l’origine de la race
- 2 Description de la race
- 3 Le Standard de la Race : Nuances et Dimensions
- 4 Le Caractère du Keeshond (Spitz-Loup)
- 5 Les chiots Keeshond (Spitz-Loup)
- 6 Saillie et Reproduction du Keeshond (Spitz-Loup)
- 7 Entretien et Soins
- 8 Dressage et Éducation
- 9 Alimentation
- 10 Santé et Pathologies
- 11 Avantages et Inconvénients de la Race
Histoire de l’origine de la race
Le Keeshond possède une histoire ancienne et absolument passionnante. Pendant des siècles, ce chien a été le fidèle compagnon de l’homme, passant du statut de chien de travail sur les navires fluviaux à celui de symbole d’une révolution politique.
Aux XVIIe et XIXe siècles, les Spitz-Loups étaient omniprésents sur les barges fluviales hollandaises (appelées « Rijnaaken », qui transportaient des marchandises sur le Rhin), ainsi que sur d’autres navires. Grâce à leur vigilance, leur aboiement sonore et leur talent inné pour la chasse aux rats, ils étaient des assistants indispensables pour les marins. C’est pourquoi, dans leur pays d’origine, la race a longtemps été surnommée le «chien de barge».
Sur le plan génétique, le Keeshond présente une parenté très étroite avec d’autres races nordiques et arctiques telles que :
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L’Elkhound norvégien (Chien d’élan norvégien)
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Le Samoyède
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Le Spitz finlandais
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Le Chow-Chow

La période la plus dramatique de l’histoire de la race se situe à la fin du XVIIIe siècle, lorsqu’une insurrection de patriotes éclate aux Pays-Bas contre la Maison d’Orange alors au pouvoir. Ce mouvement patriote était dirigé par une figure populaire, le politicien Cornelis (Kees) de Gyselaer.
Son fidèle compagnon était un remarquable Spitz-Loup. Le chien de de Gyselaer apparaissait si souvent à ses côtés en public qu’il est devenu le symbole vivant des rebelles. Les partisans de la révolution commencèrent à être appelés «Keezen», et leurs chiens « Keeshonds » (les chiens de Kees). Ce compagnon à poils longs fut adopté par tous ceux qui soutenaient les idées de liberté : des simples blanchisseuses et cochers aux riches marchands.
Le saviez-vous ? Des siècles après ces événements, la figure de Cornelis de Gyselaer est parfois confondue par erreur avec celle de l’éminent homme d’État néerlandais du XVIIe siècle, Cornelis de Witt. Pourtant, c’est bien de Gyselaer et son compagnon à fourrure qui ont donné son nom à la race moderne.
Après l’écrasement de la révolte des patriotes et le retour au pouvoir de la dynastie d’Orange, la race tomba brutalement en disgrâce. Pour les monarchistes, le Keeshond représentait l’incarnation de la rébellion, tandis que pour les anciens insurgés, il était le rappel d’une défaite douloureuse. Au cours des 150 années suivantes, la population de Spitz-Loups a décliné rapidement, frôlant l’extinction et ne subsistant que dans des fermes isolées ou auprès de rares capitaines de barges.
Une nouvelle ère pour les Keeshonds a débuté dans les années 1920 grâce aux efforts de deux femmes exceptionnelles :
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Aux Pays-Bas : La Baronne van Hardenbroek, lors d’un de ses voyages à travers le pays, remarqua ces charmants chiens robustes qui avaient survécu chez les fermiers. Elle se passionna pour l’idée de restaurer ce patrimoine national et consacra des années à leur élevage professionnel et à leur promotion en Europe.
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En Grande-Bretagne : Sa collègue néerlandaise fut précédée par la jeune Miss Hamilton-Fletcher (plus tard connue sous le nom de Mme Wingfield-Digby). En 1905, lors d’un voyage aux Pays-Bas, elle persuada ses parents d’acheter deux chiots Spitz-Loups. Ce qui n’était au départ qu’un caprice est devenu le fondement de la lignée d’élevage britannique. En 1926, avec Mme Alice Gatacre, elles fondèrent officiellement le premier Club de la race en Angleterre, ancrant définitivement le Keeshond dans son statut de favori aristocratique.

Description de la race
Le Keeshond est une adorable boule de poils dotée d’une énergie inépuisable. Avec lui, même la journée la plus sombre se transforme en un véritable feu d’artifice de joie. Ce compagnon infatigable est toujours sincèrement ravi de trois choses : interagir avec son maître, trouver des friandises dans sa gamelle et profiter de promenades décontractées en pleine nature.
Caractéristiques de la race
Le Keeshond a été perfectionné par des éleveurs néerlandais, mais ses ancêtres sont les anciens Spitz des tourbières. Le Keeshond moderne est le résultat du croisement de différentes lignées de Spitz. Aujourd’hui, en Allemagne, cette race est officiellement appelée Spitz-Loup, tandis que « Keeshond » reste son nom historique néerlandais.
Tête.
De taille moyenne (pas petite), elle présente une forme cunéiforme lorsqu’elle est vue d’en haut. La protubérance occipitale et le front sont modérément marqués. Le museau est harmonieux, ni trop long ni trop massif, élégant sans être excessivement pointu (contrairement au renard).
Dents.
L’articulé doit être exclusivement en ciseaux (un articulé en pince est toléré mais non souhaité). Les mâchoires sont puissantes avec une denture complète et forte.
Oreilles.
Petites, de forme proche d’un triangle équilatéral. Elles sont attachées haut, placées près l’une de l’autre et toujours portées parfaitement dressées.
Yeux.
De taille moyenne (pas proéminents ni globuleux, ce qui serait un défaut grave chez le Spitz), de forme amandée ou légèrement ovale, et de couleur brun foncé. Des lignes sombres entourant les yeux, formant des « lunettes » caractéristiques, sont obligatoires.
Corps.
Il présente un format carré et compact (la hauteur au garrot est égale à la longueur du corps ; le tronc ne doit pas être allongé). La poitrine est profonde, bien développée, avec des côtes en forme de tonneau. Le ventre est modérément relevé. La ligne du dos est courte, parfaitement droite et rejoint la queue sans cassure visible au niveau de la croupe.
Membres antérieurs et postérieurs.
Ils sont droits, parallèles et robustes. Une ossature fine est considérée comme un défaut pour un Spitz de taille moyenne. Les membres postérieurs présentent des angulations modérées et ne doivent pas dépasser excessivement la ligne de la croupe.
Pattes.
Petites et rondes, ce sont des « pieds de chat ». Les doigts sont cambrés et bien serrés en un « bouquet » compact.
Poil.
Le poil de couverture est long, droit et écarté du corps. Le sous-poil est court, très fourni, doux et dense. C’est grâce à cette densité de sous-poil que le poil de couverture ne retombe pas à plat mais reste bien dressé sur tout le corps.
Couleur.
La robe emblématique est le gris-argenté avec des pointes de poils noires (gris loup). Cependant, la race admet également de belles nuances de brun, des reflets sable (fauve) dans le sous-poil et des variations charbonnées. Les éléments obligatoires sont le masque sombre sur le museau, les oreilles foncées, ainsi que les « culottes » (arrière des cuisses) et la collerette de couleur plus claire.

Le Standard de la Race : Nuances et Dimensions
Bien que la FCI (Fédération Cynologique Internationale) considère toujours le Keeshond comme une variété du Spitz-Loup et autorise leur exposition sur le même ring, il existe des différences significatives dans leur apparence et leur tempérament qu’il convient de connaître.
Ainsi, bien que les Keeshonds soient considérés comme les plus grands représentants du groupe des Spitz, ils sont souvent plus compacts que leurs cousins allemands. Les « Hollandais » se distinguent également par une apparence plus spectaculaire. Historiquement, les éleveurs allemands ont mis l’accent sur l’aspect utilitaire et les qualités de travail du Spitz-Loup, tandis que la lignée hollandaise a privilégié l’esthétique et l’élégance de la fourrure.
Le standard prévoit la même base (gris loup), mais en y regardant de plus près, on note que la robe du Keeshond est plus riche chromatiquement. Elle intègre des nuances de gris, de noir et de crème/beige, alors que le Spitz-Loup allemand conserve une palette plus traditionnelle de gris, de blanc et de noir pur.
Dimensions et Morphologie (selon le standard FCI) :
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Hauteur au garrot :
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Mâles : 45 – 49 cm
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Femelles : 41 – 45 cm (plus miniatures).
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Poids : Bien qu’il ne soit pas strictement défini par des chiffres fixes dans le standard, le poids doit être harmonieux et proportionnel à la taille, oscillant généralement entre 16 et 25 kg.
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Format : La silhouette doit impérativement s’inscrire dans un carré compact (la hauteur au garrot est visuellement égale à la longueur du corps).
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Allures : Une exigence clé est la conservation de mouvements légers, élastiques et souples. Le chien ne doit jamais paraître lourd ou doté d’une ossature grossière.
Ces chiens robustes jouissent d’une excellente santé. Leur espérance de vie est assez élevée pour leur gabarit, se situant en moyenne entre 12 et 15 ans.

Défauts et Vices Éliminatoires
Tout Keeshond, quel que soit son sexe, sera disqualifié des expositions et exclu de la reproduction s’il présente l’un des vices éliminatoires suivants :
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Oreilles : Oreilles semi-dressées ou tombantes.
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Yeux : Entropion (enroulement de la paupière vers l’intérieur) ou ectropion (renversement de la paupière vers l’extérieur).
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Robe et Couleur : Présence de taches blanches nettement définies sur le pelage.
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Anomalies physiologiques : Persistance de la fontanelle.
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Denture : Toute déviation par rapport aux types d’articulés autorisés par le standard (prognathisme supérieur ou inférieur, mâchoire déviée).
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Tempérament et Comportement : Chiens craintifs, excessivement timides ou agressifs.
De plus, les individus présentant des défauts morphologiques marqués qui remettent en cause leur typicité ne pourront prétendre à de bonnes notes. Ces défauts incluent :
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Crâne plat ou, à l’inverse, trop arrondi (en forme de pomme).
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Yeux grands, ronds ou de couleur claire.
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Truffe (nez) rose ou partiellement dépigmentée.
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Denture incomplète (oligodontie).
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Absence du marquage noir et gris caractéristique (masque et « lunettes ») sur la face.
Le Caractère du Keeshond (Spitz-Loup)
Le Keeshond possède une intelligence vive et une grande capacité à prendre des décisions de manière autonome, ce qui peut parfois représenter un petit défi lors de son éducation. Parallèlement, ce chien est d’une fidélité absolue envers son maître et cherche sincèrement à lui plaire en tout point. Très sensible aux éloges, il adore être encouragé et valorisé.
Les représentants de cette race sont passionnés par un mode de vie actif. Pour satisfaire pleinement ses besoins naturels, il est essentiel de lui offrir des promenades régulières et une bonne dépense physique.
Le propriétaire doit comprendre qu’un tel chien nécessite beaucoup de temps pour le jeu et la marche, car le Keeshond a horreur de la monotonie. Pour son épanouissement harmonieux, il a besoin non seulement d’exercices physiques, mais aussi de stimulations mentales régulières.
Le Keeshond est le chien idéal pour ceux qui recherchent un compagnon dynamique, un partenaire de jeu espiègle et un lien émotionnel profond. Ces « Hollandais » ronds et duveteux vivent dans une dépendance spirituelle constante vis-à-vis de leur maître et des membres de la famille. Plus concrètement, un Spitz-Loup préférera toujours la compagnie des humains à celle de ses congénères.
D’un tempérament extrêmement pacifique, le Keeshond s’entend avec tout le monde. Il ne tyrannise jamais les autres animaux de la maison (à moins d’y être poussé par son propriétaire) et est prêt à se lier d’amitié avec quiconque lui porte de l’attention. La seule chose qui puisse décevoir ou blesser ce chien est une atmosphère psychologique négative. Gardez à l’esprit que le Keeshond se sent mal à l’aise dans un environnement où l’on crie ou où l’on parle sur un ton élevé, tout comme là où on l’ignore en le laissant se divertir seul.
Un Keeshond qui s’ennuie ou qui est laissé seul trop longtemps aura tendance à s’occuper en aboyant de manière sonore ou en hurlant. Par conséquent, cet ami à quatre pattes ne conviendra pas aux accros du travail ou aux personnes passant la majeure partie de leur journée hors de la maison.

Les Keeshonds, un peu comme les chats, sont très attachés à leur foyer et ne sont pratiquement jamais sujets aux fugues. En revanche, ces « mini-loups » duveteux sont toujours ravis de jouer, surtout si le divertissement se déplace à l’extérieur de la maison. En général, un vrai Keeshond est une sorte d’extraverti à poils longs qui s’intéresse à tout et à tout le monde, et dont la mission est de faire régner une atmosphère exclusivement positive.
À titre d’exemple : à l’étranger, les Keeshonds sont utilisés pour la médiation animale (zoothérapie) au même titre que les Golden Retrievers et les Labradors. Cela en dit long, car seuls les représentants les plus stables émotionnellement de la race canine sont sélectionnés pour de telles procédures.
La race s’entend également très bien avec les enfants. Bien sûr, il serait naïf d’attendre de votre animal qu’il calme un nourrisson en pleurs, mais il est certain que le chien saura comment occuper et intéresser un enfant d’âge préscolaire. Toutefois, il n’est pas recommandé d’abuser de la gentillesse de votre compagnon à quatre pattes. Si l’animal s’est installé pour se reposer, il est déraisonnable et cruel de le solliciter simplement parce que quelqu’un a envie de s’amuser. N’oubliez pas que les « Hollandais » sont d’excellents animateurs, mais en aucun cas des bouffons serviles.
Bien que les Keeshonds soient par nature extrêmement sociables, ils peuvent initialement faire preuve d’une vigilance naturelle et de retenue envers les inconnus (bien que l’agressivité innée ne soit pas typique de la race et soit considérée comme un défaut grave). Ils peuvent également se montrer prudents envers de nouveaux animaux dans la maison. Cependant, si les animaux grandissent ensemble dès leur plus jeune âge, aucun problème de cohabitation ne surgira.
Fait intéressant : Le comportement du Spitz-Loup dépend énormément de la qualité de son éducation et de son dressage. Le caractère du Keeshond est très flexible, et sa formation est directement influencée par les méthodes d’apprentissage et l’atmosphère familiale créée par le maître.
Les chiots Keeshond (Spitz-Loup)
L’âge optimal pour acquérir un chiot se situe entre 8 et 10 semaines. Cependant, certains élevages préfèrent vendre des chiens âgés de 8 à 10 mois : à cet âge, les adolescents ont déjà reçu tous les vaccins nécessaires, leurs caractéristiques raciales sont clairement définies et, le plus souvent, ils ont déjà suivi un cours d’éducation de base.
Le compagnon le plus fidèle sera souvent le chiot qui choisira lui-même son maître. À l’élevage, demandez impérativement à voir toute la portée. Le petit qui remuera la queue en premier, vous léchera ou montrera de la curiosité envers vous sera votre meilleur et plus dévoué compagnon.
Comment choisir son chiot ?
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Le choix du sexe: Il n’est pas nécessaire de baser votre choix uniquement sur le sexe. Chez le Keeshond, il n’y a pas de traits de caractère typiquement « féminins » ou « masculins ». Les mâles ont souvent une apparence plus imposante et texturée, tandis que les femelles se distinguent par une silhouette plus fine et élégante.
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Tests génétiques: Renseignez-vous impérativement auprès de l’éleveur sur les tests de santé des parents concernant les maladies génétiques: la dysplasie des articulations, la luxation de la rotule (patella) et l’hypothyroïdie.
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Âge de départ: Recherchez un éleveur qui accepte de laisser partir le chiot seulement après ses 8 semaines. C’est à cet âge qu’ils sont prêts à quitter leur mère et leur fratrie sans traumatisme.
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Conditions d’élevage: Évaluez l’environnement dans lequel vivent les chiens. Privilégiez les élevages en plein air ou à la campagne, où les animaux ne sont pas enfermés dans des cages ou des appartements exigus.
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Perspective d’exposition (Show): Si vous envisagez de participer à des expositions, cherchez des éleveurs proposant des chiots de 4 mois. À cet âge, le potentiel de « show » du Keeshond est beaucoup plus facile à évaluer.
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Analyse de la robe: Portez une attention particulière à la couleur. Écartez les poils pour évaluer la densité et l’homogénéité du sous-poil. Refusez immédiatement l’achat si vous découvrez la moindre petite tache blanche: c’est un défaut grave qui remet en question la pureté de toute la portée.
Prix d’un chiot Keeshond
Le prix d’un chiot Keeshond issu de parents titrés et provenant d’un élevage réputé (avec certificat et identification) se situe généralement entre 500 € et 650 € (environ 530–670 $). Un représentant moyen de la race, qui ne possède pas un physique exceptionnel pour les expositions mais qui fera un compagnon idéal, coûte en moyenne entre 250 € et 310 € (environ 270–330 $).
Il arrive parfois de trouver des annonces « ultra-avantageuses » sur certains sites ou forums, proposant des Keeshonds pour 120 € à 190 € (130–200 $). Généralement, ces prix bas cachent soit des animaux présentant des défauts esthétiques marqués, soit des chiots issus de parents dont la santé est fragile ou n’a fait l’objet d’aucun dépistage génétique.
Saillie et Reproduction du Keeshond (Spitz-Loup)
La saillie des Spitz-Loups est un processus relativement simple, et les propriétaires peuvent tout à fait s’en occuper eux-mêmes. Si vous souhaitez obtenir des chiots avec pedigree, la femelle doit être enregistrée auprès d’un club canin ou d’un élevage officiel. Un propriétaire responsable doit impérativement tenir un journal des chaleurs. Environ un mois avant la troisième période de chaleurs prévue, le propriétaire contacte le club pour sélectionner un partenaire compatible. Ensuite, les propriétaires des deux chiens conviennent d’une date et signent un certificat de saillie (acte de saillie).
La femelle est prête à donner naissance à une progéniture saine vers l’âge de 2,5 ans, ce qui correspond généralement à ses 3ème ou 4ème chaleurs. La période optimale pour la saillie se situe entre le 13ème et le 15ème jour après le début du cycle. Avant la rencontre, il est recommandé de promener les chiens ensemble, et de réaliser la saillie sur le territoire du mâle ou sur un terrain neutre.
Lorsque le mâle monte la femelle, il est possible de le soutenir légèrement au niveau des lombaires pour le guider. En même temps, la femelle doit être maintenue sous le ventre et au niveau de la tête pour éviter qu’elle ne s’assoie ou ne se dégage brusquement. Après les poussées actives, les chiens restent liés (phénomène du « nouage » ou « le verrou »). Pour garantir le résultat, une saillie de contrôle est effectuée 24 heures plus tard. Si la femelle résiste activement ou fait preuve d’agressivité, il est préférable de reporter la séance. La gestation peut être confirmée dès les premiers stades à l’aide d’un test spécifique ou lors d’une visite vétérinaire.

Entretien et Soins
Les représentants de cette race se sentent parfaitement à l’aise aussi bien dans de grandes maisons avec jardin que dans de petits appartements. Cependant, avant d’accueillir votre chien, il est nécessaire de tout préparer pour son confort :
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Aménager un coin repos: Installez un panier douillet ou un matelas moelleux dans un endroit calme, à l’abri des courants d’air et loin des radiateurs.
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Choisir les gamelles: Privilégiez des gamelles sur support réglable (porte-gamelle en H). Cela permet d’ajuster la hauteur à mesure que le chiot grandit pour qu’elles restent au niveau de son poitrail, favorisant ainsi une bonne posture.
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Hygiène: Prévoyez un bac à litière ou des alèses d’apprentissage pour les premiers mois de quarantaine, avant que le chiot ne puisse sortir en toute sécurité.
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Équipement: Achetez un collier solide et une laisse confortable pour les futures balades.
Prendre soin d’un Keeshond n’est pas particulièrement complexe, mais sa fourrure luxueuse demande une attention particulière et de la régularité. Ces chiens renouvellent leur pelage progressivement, ce qui implique une mue modérée tout au long de l’année.
Soins du pelage:
Pour éviter que les poils ne s’éparpillent dans la maison, un brossage régulier est indispensable. Il n’est pas nécessaire de le faire tous les jours pour ne pas abîmer le sous-poil abondant : un brossage méticuleux 1 à 2 fois par semaine suffit. Utilisez un peigne métallique à dents longues ou une brosse carde (slicker).
Bain et toilettage:
Lavez votre Keeshond uniquement lorsqu’il est sale, généralement pas plus d’une fois tous les 1 à 2 mois. La fourrure du Spitz-Loup possède une capacité unique d’autonettoyage ; de plus, ces chiens sont extrêmement propres et peuvent faire leur toilette avec leur patte, à la manière des chats.
Attention: Il est strictement interdit de tondre un Keeshond à la tondeuse (cela peut détruire irrémédiablement la structure du poil). On se contente d’égaliser proprement les poils entre les coussinets pour une question d’hygiène.

- Hygiène dentaire: Les dents de votre compagnon doivent être brossées plusieurs fois par semaine avec une brosse et un dentifrice vétérinaire spécial. Vous pouvez également lui proposer des jouets dentaires à mâcher ou des friandises préventives (cordes, abats séchés) pour une élimination mécanique de la plaque dentaire.
- Soin des oreilles: Inspectez régulièrement les oreilles pour déceler toute inflammation ou écoulement inhabituel. Si nécessaire, nettoyez le cérumen à l’aide d’un coton imbibé d’une lotion vétérinaire spécifique.
- Coupe des griffes: Coupez les griffes avec un coupe-griffes adapté au fur et à mesure de leur croissance. Cette procédure est assez rare car, lors des balades actives sur l’asphalte ou les sols durs, les griffes s’usent naturellement.
- Protection contre les parasites: Durant toute la saison chaude (et toute l’année en cas d’hiver doux), le chien doit être régulièrement traité contre les puces et les tiques. Une vermifugation préventive est recommandée tous les trois mois, ainsi que 10 à 14 jours avant chaque vaccination annuelle.
Dressage et Éducation
Le Keeshond est une race qui réagit merveilleusement bien à l’apprentissage ; les problèmes sont extrêmement rares. Grâce à leur intelligence développée, ces chiens sont capables d’assimiler une multitude d’ordres, des commandes de base aux tours les plus complexes. Une stimulation mentale leur est vitale, c’est pourquoi le dressage doit inclure des jeux de réflexion, de compréhension et d’obéissance. Il est également crucial de leur apprendre très tôt à cesser d’aboyer au premier ordre.
Le propriétaire doit garder à l’esprit que cette race possède un tempérament très vif. Le processus d’apprentissage doit donc être aussi ludique et intéressant que possible. Évitez absolument que l’entraînement ne devienne monotone ou répétitif. Essayez d’apporter quelque chose de nouveau chaque jour ou, à défaut, alternez les exercices selon les jours de la semaine : par exemple, concentrez-vous sur certains ordres le lundi, mercredi et vendredi, et sur d’autres le mardi, jeudi et samedi.
Tout doit se dérouler dans la détente, avec bienveillance et patience. Et bien sûr, n’oubliez pas la motivation : ayez toujours à portée de main une pochette de friandises pour récompenser généreusement votre élève à fourrure.

Alimentation
Le Keeshond a une propension à l’embonpoint (obésité), c’est pourquoi le propriétaire doit élaborer un menu équilibré avec une teneur minimale en glucides. Il est fortement recommandé de nourrir le chien avec des croquettes de haute qualité de classe Premium, Super-Premium ou Holistique. Lors de l’acquisition du chiot, demandez impérativement à l’éleveur quel type de nourriture il donnait à la mère et quel était le régime du chiot durant ses premières semaines, afin d’assurer une transition alimentaire en douceur.
L’apport calorique du Keeshond doit être adapté de manière saisonnière. En hiver, le « Hollandais » doit recevoir davantage de viande et d’abats (jusqu’à 500 g par jour), tandis qu’en été, il est préférable de soulager son système digestif avec environ 300 g de protéines animales.
Le poids standard de la ration quotidienne d’un Keeshond se situe entre 750 et 900 g (pour une alimentation mixte/naturelle). Généralement, le menu comprend les mêmes produits autorisés pour les autres chiens :
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Céréales : flocons d’avoine, sarrasin, riz.
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Légumes : (à l’exception des pommes de terre et du brocoli).
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Produits laitiers : produits fermentés maigres (fromage blanc, kéfir).
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Œufs : les jaunes d’œufs uniquement.
Interdictions strictes :
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Toute nourriture provenant de la table humaine.
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Sucreries et chocolat.
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Charcuterie et produits fumés.
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Os (particulièrement les os de volaille tubulaires).
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Poisson de rivière cru.
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Fruits et baies : agrumes, raisins, grenades.
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Semoule et porc gras.

En cas d’alimentation ménagère (naturelle), il est impératif d’ajouter des compléments vitaminés et minéraux à la ration deux fois par an, généralement lors des périodes de mue saisonnière. Un menu équilibré pour un Keeshond doit respecter les proportions suivantes :
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50 % — Protéines: Viande crue ou bouillie (lapin, poulet, dinde ou bœuf maigre), œufs, fromage blanc maigre, kéfir et poisson de mer bouilli (impérativement sans arêtes).
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35 % — Glucides et fibres: Céréales (sarrasin, riz, flocons d’avoine), ainsi que des légumes sains, des herbes fraîches et quelques fruits autorisés.
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15 % — Lipides: Huiles végétales de qualité (comme l’huile de lin ou l’huile de saumon, à ajouter directement dans la gamelle). Le reste des graisses nécessaires est apporté naturellement par la viande et les produits laitiers.
Santé et Pathologies
Le Keeshond se distingue par une santé robuste et un système immunitaire solide. Pour maintenir son bien-être, une alimentation équilibrée, des examens vétérinaires réguliers et une vaccination à jour sont essentiels.
Malgré leur endurance générale, les Keeshonds présentent des prédispositions à certaines maladies génétiques ou acquises, notamment :
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Maladie d’Addison (hypoadrénocorticisme) : Un trouble endocrinien affectant les glandes surrénales.
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Dysplasie de la hanche : Une pathologie congénitale qui, sans contrôle, peut évoluer en arthrite douloureuse.
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Atrophie Progressive de la Rétine (APR) : Une maladie ophtalmologique entraînant une perte progressive de la vision.
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Luxation de la rotule (Patella) : Un problème musculo-squelettique provoquant une boiterie.
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Diabète sucré : Un trouble métabolique souvent lié à la propension de la race à l’embonpoint.
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Maladie de Willebrand : Un trouble héréditaire de la coagulation sanguine.
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Hypothyroïdie : Un dysfonctionnement de la glande thyroïde.
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Cataracte : Opacification du cristallin de l’œil.
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Épilepsie : Un trouble neurologique accompagné de crises convulsives.
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Réactions allergiques : Qu’elles soient alimentaires ou environnementales.

Avantages et Inconvénients de la Race
Avant de prendre la décision finale d’adopter un chiot, le futur propriétaire doit peser soigneusement toutes les particularités du caractère et des besoins du Spitz-Loup. Comme toute autre race, le Keeshond possède ses atouts indéniables et ses exigences spécifiques.
Les Plus de la race :
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Caractère exceptionnel.
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Intelligence vive.
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Excellente sociabilité.
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Polyvalence.
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Santé robuste.
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Propreté.
Les Moins de la race :
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Besoin constant de contact.
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Tempérament «bavard».
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Entretien du pelage.
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Propension à l’embonpoint.
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Besoin de stimulation mentale.

Le Keeshond est un chien extraordinaire doté d’un sourire enchanteur.
Cet animal de compagnie nécessite cependant des soins appropriés et une attention constante. Si vous envisagez d’accueillir ce compagnon rayonnant, il est essentiel de veiller à lui créer un environnement confortable à l’avance. Le Keeshond demande beaucoup d’amour et de présence ; ainsi, si vous ne disposez pas de suffisamment de temps libre pour vous consacrer à son éducation et à vos moments de complicité, il est préférable de différer votre projet d’adoption.





